Des couleurs chamarrées au gré des reliefs et des paysages, un patrimoine architectural et culturel aussi impressionnant que varié : les confins orientaux de la Turquie ne vous décevront pas. Depuis le mont Agri (Ararat) jusqu’aux murailles de Diyarbakir, ces contrées immenses vous évoqueront tantôt les hordes mongoles,tantôt les civilisations hittites,les urartous, les meds, les perses, les héllénistes, les romains et les seldjoukides.
Erzincan, Erzurum,Sivas,Divrigi, Battalgazi, Harput, et Ahlat, situées dans la région, sont autant de villes marquées par la culture seldjoukide. Edifiée sur une plaine à 1950 m d’altitude, Erzurum possède un patrimoine culturel de tout premier ordre. Erzincan, cette ancienne halte caravanière placée entre les portes de la mer Noire et de la Perse est devenue la "capitale" de l’est anatolien. Dans cette ville, les médersas (écoles coraniques) rivalisent d’intérêt avec les mosquées. Cette empreinte seldjoukide dépasse le cadre architectural et la ville possède un mode de vie particulier. Au nord-est la ville frontalière de Kars reste célèbre pour sa citadelle Ocakli (ani). Cette cité abrite des éléments architecturaux datant des Xème et XIème siècles. La ville Kars a joué un rôle important dans l’histoire de la Turquie,en particulier pendant la guerre russo-turque. L’héritage russe est d’ailleurs visible dans l’architecture de la cité.La ville basse se déploie au pied d’une imposante forteresse seldjoukide du XIIème siècle.